Lundi 26 sept. 2005
Espalion — Golinhac 27 km
Espalion — Golinhac 27 km
La
journée avait pourtant assez bien commencé malgré un
temps maussade, et la présence étouffante d'un brouillard épais
qui envahit tout alentour juste au sortir d'Espalion. Je retrouve avec une
grande joie mes compagnons Élisabeth, Alain et Vincent. Ils m'apprennent
qu'Alain s'est accordé un jour de repos à Saint Côme d'olt.
Nous faisons la route ensemble toute la matinée jusqu'à Estaing.
Jusque-là, mes genoux se tiennent plutôt bien (c'est quand même
un bien grand mot...) et je décide d'avancer plus encore afin de déjeuner
près du Lot en montant vers Golinhac (il reste 16 km...). La montée
s'effectue sans trop d'encombre, mais soudain une douleur violente dans le
genou me cloue sur place et m'oblige à m'arrêter. À cet
instant, la douleur est si vive que je ressens la nausée ; je
songe à abandonner, je pense déjà à la façon
dont je vais pouvoir avertir mes parents. Le moindre pas me fait défaillir.
Des idées saugrenues me traversent l'esprit : comment vont-ils
faire pour venir me chercher, ici en plein Aveyron ...? Après
un peu de repos et la prise d'anti-inflammatoires je me remets doucement à
la marche, m'aidant de mon bâton (merci Mr Pesce...), je m'arrête
tous les quarts d'heure ; il me reste des kilomètres pour arriver
jusqu'à Golinhac, je mettrai plus de deux heures pour parcourir les
6 km restants. Après plus de huit heures de marche, je rejoins
Golinhac où je suis logé au centre équestre. Je me couche
en pensant à rien... je ne sais si je continuerai après Conques.